Des militant(e)s des TUAC font du lobbyisme auprès des député(e)s de la Saskatchewan sur la fixation des prix, la violence au travail et d’autres sujets clés
Régina (Saskatchewan) – Le 4 mai 2026 – La semaine dernière, des dizaines de militant(e)s de sections locales des TUAC en Saskatchewan se sont rassemblé(e)s à Régina pour une journée de lobbyisme avec le gouvernement provincial. Le 28 avril, des militant(e)s des sections locales 1400, 649 et 248P des TUAC ont rencontré des ministres et des député(e)s du gouvernement et des parties de l’opposition pour discuter des priorités du syndicat, incluant des inquiétudes au sujet de la fixation des prix dans les épiceries.
D’autres sujets clés incluent l’amélioration des relations du travail, la sécurité au travail et la prévention de la violence, la protection des agent(e)s de sécurité, ainsi que la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Les membres des TUAC ont assisté à l’Assemblée législative pour soutenir le projet de loi du NPD qui vise à détruire la fixation des coûts par algorithmes. Après cela, la présidente de la section locale 1400 des TUAC Lucy Figueiredo s’est jointe à la députée du NPD Brittney Senger pour s’adresser à la presse en appui au projet de loi 619 interdisant la fixation des prix.
« Dans différentes régions en Amérique du Nord, déjà aux États-Unis et dans certains cas ici aussi, les études démontrent que les données sont récoltées, particulièrement votre profil de consommateur(trice), pour cibler ou changer les prix quand vous entrez dans un magasin ou magasinez en ligne », a expliqué la présidente de la section locale 1400 des TUAC Lucy Figueiredo aux journalistes, demandant des lois pour cesser la fixation prédatrice des prix (SaskToday.ca).
« Je crois également que si nous ne nous attaquons pas au problème et ne soulignons pas qu’il n’existe pas encore de lois contre cela ici, nous permettons tout simplement aux grandes entreprises de continuer de gagner un 0,05 $ ou un 0,10 $ de plus sur les produits alors que les travailleurs et les travailleuses ne font pas bien plus que le salaire minimum. »
En plus de la fixation des prix, les militant(e)s des TUAC ont discuté de relations de travail, de prévention de la violence au travail, etc. avec les député(e)s. En ce qui concerne les relations de travail, les membres ont fait du lobbyisme en appui à une loi contre les briseurs de grève, ainsi que des améliorations à la loi sur les relations de travail pour y inclure un mandat de grève de 60 jours et une arbitration automatique pour les premières conventions collectives, semblable au Manitoba.
Les défenseur(euse)s de la sécurité au travail ont discuté de risques de santé mentale pour les travailleur(euse)s en épiceries et de la transformation alimentaire et de la sécurité. Les syndiqué(e)s ont demandé aux élu(e)s qu’ils et elles légifèrent sur l’amélioration de la main-d’œuvre dans le détail et la sécurité, renforçant les programmes de prévention de la violence dans les commerces de détail et mettant en œuvre des politiques et des règlements qui s’attaquent à la santé mentale au travail, dont les congés payés.
Le travail sur la sécurité s’avère encore précaire avec peu ou pas de règlements et est de plus en plus dangereux en raison des risques de sécurité en hausse. Les membres des TUAC ont milité pour une rémunération juste pour les agent(e)s de sécurité en Saskatchewan et pour qu’ils et elles soient identifié(e)s dans leur propre domaine avec leurs propres règlements.
Les militant(e)s des TUAC ont également fait du lobbyisme pour que la Saskatchewan suive les pas de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon pour rendre le 30 septembre un jour férié pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

