Un sondage des TUAC démontre un manque de soutien en santé mentale pour plusieurs travailleur(euse)s au Canada
Toronto (Ontario) – Le 19 mars 2026 – Un nouveau rapport des TUAC Canada révèle que les enjeux de santé mentale sont profondément ancrés dans les réalités du quotidien pour plusieurs membres, avec les conditions de travail qui contribuent grandement au stress, à l’épuisement professionnel et à la tension psychologique non traitée.
Selon ces résultats, plus de la moitié des répondant(e)s ont déclaré avoir vécu de l’anxiété (55 %) et de la fatigue (55 %) en lien avec leur travail. Les chiffres démontrent aussi des situations de colère (41 %), d’irritabilité (40 %) et de sommeil insuffisant (39 %). Il est alarmant de constater que près de 5 % des travailleurs et des travailleuses ont déclaré avoir eu des idées suicidaires, alors que seulement 14 % des répondant(e)s ont déclaré n’avoir vécu aucun des symptômes de la liste.
Malgré la prévalence de ces enjeux, la santé mentale demeure largement absente des discussions au travail. Plus de 40 % des répondant(e)s ont affirmé que le sujet de la santé mentale n’a jamais été soulevé lors des réunions au travail et seulement 14 % des répondant(e)s se rappelaient en avoir discuté dans le dernier mois. Près de la moitié des travailleur(euse)s ont également déclaré ne pas savoir si leur comité mixte de santé et de sécurité au travail s’intéressait à la santé mentale.
Le rapport souligne d’importants écarts entre les pratiques en matière de sécurité au travail. Près de 60 % des répondant(e)s ont déclaré ne pas savoir si des évaluations des risques de la violence, exigées dans plusieurs champs de compétence, avaient lieu à leur travail, alors que près d’un(e) répondant(e) sur quatre a affirmé que ces évaluations n’avaient jamais eu lieu à son travail.
Les conséquences en lien avec le handicap sont également répandues. Un(e) répondant(e) sur quatre a déclaré de la douleur en lien avec un handicap, alors que plus qu’un(e) répondant(e) sur cinq a déclaré avoir des troubles de santé mentale. Parmi ces personnes affectées, plus de 75 % des répondant(e)s ont affirmé que leur handicap avait eu des conséquences négatives sur leur bien-être mental, souvent aggravé par un manque d’accommodement ou de compréhension au travail.
La stigmatisation est encore un frein majeur. Près d’un(e) travailleur(euse) sur cinq a déclaré avoir vécu régulièrement ou fréquemment de la stigmatisation en lien avec un handicap, alors que plusieurs autres répondant(e)s ont choisi de ne pas révéler leur situation par peur de représailles ou de la perte d’heures de travail.
Ces résultats mettent le doigt sur un besoin urgent de changement. Comme le rapport le souligne, la création de lieux de travail psychologiquement sécuritaires exigera la prise en compte de la santé mentale comme un enjeu principal, soutenu par des discussions régulières, des politiques claires et une plus forte imputabilité.
Pour en savoir plus sur la santé mentale, les pratiques sécuritaires et les conséquences du handicap, consultez les pages 27 à 37 des résultats du sondage sur la santé mentale des TUAC Canada.

