Que signifie la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour vous ? – 2e partie

Toronto (Ontario) – Le 17 septembre 2025 – Ce septembre-ci, les membres du Comité des Autochtones des TUAC Canada racontent leurs histoires sur la grande importance que revêt pour eux la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation du 30 septembre et expliquent pourquoi elle devrait devenir un jour férié dans toutes les provinces et tous les territoires.
Dans la deuxième partie de cette série, l’Aîné résident des TUAC Canada Eric Flett et le membre du Comité des Autochtones et de la section locale 1006A des TUAC Shane Morris expliquent pourquoi la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est importante.
« [Les Autochtones et les personnes non autochtones] ont besoin de se guérir ensemble. J’ai rencontré des personnes [non-autochtones] qui m’ont avoué avoir honte des choses que leurs ancêtres ont faites à mon peuple. Et, vous savez quoi ? C’est ce dont nous avons besoin en cette journée », explique l’Aîné Eric Flett. « Tout le monde a besoin de se guérir ensemble d’une bonne façon. Je ne sais pas pourquoi les gouvernements ne veulent pas le faire ; ce serait si facile, si simple de le faire. De laisser tout le monde se guérir ensemble. »
« Ce sont des personnes qui ne respectent pas le processus de guérison qui a besoin de suivre son cours, le respect envers tout que qui s’est passé pour nos ancêtres et les survivant(e)s et leurs familles, par exemple tout le tort et la douleur causés à mon peuple, mais aussi les personnes non autochtones qui étaient impliquées. Je suis certain que leurs familles souffrent aussi, parce que j’ai entendu des témoignages », ajoute l’Aîné Flett. « Et, ces personnes ont besoin d’aider [dans le processus de guérison]. Et, comment pourraient-elles le faire ? Nous devons le faire ensemble. […] C’est vraiment important de le faire, car tous les êtres humains sont importants. Pas seulement les Autochtones, tout le monde. La guérison de tout le monde est importante. »
« Je crois que beaucoup de personnes ont encore des problèmes avec les pensionnats autochtones et beaucoup de choses que les Autochtones combattent encore aujourd’hui », affirme Shane Morris. « Beaucoup de personnes ont peur du passé, mais c’est une occasion d’apprentissage. C’est une chance. Sans ce jour férié, comment pourriez-vous vous mêler à la communauté ? Comment pourriez-vous participer aux événements ? Comment pourriez-vous en savoir plus si vous n’êtes pas entouré de personnes qui comprennent le mouvement, les difficultés, mais aussi qui [comprennent] comment aller de l’avant ? Comment pourrions-nous guérir ? »
Actuellement, seuls le gouvernement fédéral et les gouvernements du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut reconnaissent la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme un jour férié. Les autres provinces laissent aux entreprises le soin de décider s’ils souhaitent offrir cette journée de reconnaissance et de commémoration comme jour férié payé. Cela signifie que, pendant que les employé(e)s sous la compétence fédérale sont en jour férié payé le 30 septembre, plusieurs travailleurs et travailleuses des Premières Nations, Métis et Inuits au Canada sont dans l’incapacité de prendre congé ou de bénéficier d’un jour férié.
L’ensemble des travailleur(euse)s autochtones au Canada devraient pouvoir se joindre aux cérémonies communautaires afin de se recueillir avec en famille et avec des ami(e)s, ainsi que d’avoir ce moment de guérison alors que nous apprivoisons tous et toutes cette sombre histoire coloniale du Canada. Les survivant(e)s, les familles et les communautés ont été blessé(e)s irrévocablement par le système de pensionnats autochtones.
Vous pouvez aider à mettre de la pression sur votre gouvernement provincial en réagissant à la promesse de guérison. Écrivez à vos élu(e)s provinciaux(ales) dès aujourd’hui.
Regardez les vidéos de l’Aîné Flett et de Shane Morris ci-dessous.

