Que signifie la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour vous ? – 1re partie

Toronto (Ontario) – Le 10 septembre 2025 – Ce septembre-ci, les membres du Comité des Autochtones des TUAC Canada racontent leurs histoires sur la grande importance que revêt pour eux la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation du 30 septembre et expliquent pourquoi elle devrait devenir un jour férié dans toutes les provinces et tous les territoires.
Dans la première partie de cette série, les membres du Comité des Autochtones des TUAC Canada et de la section locale 401 des TUAC Nate LeBlanc-Fortin et Ron Klassen expliquent pourquoi la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est importante.
« La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation n’est pas qu’une simple journée. C’est un moment d’action pour l’ensemble des Canadien(ne)s. Et, elle devrait être un jour férié pour l’ensemble des travailleur(euse)s, peu importe le palier gouvernemental pour lequel l’on travaille. »
« Le 30 septembre est une journée de réflexion », ajoute Nate LeBlanc-Fortin. « C’est une journée de commémoration. Et, c’est une journée d’enseignement et d’échanges sur les traditions afin d’apprendre les un(e)s des autres. Cela tombe sous le sens pour moi. Et, ça devrait être le cas pour tout le monde. »
« Les gens disent qu’il faut être capable de pardonner, de guérir. Et bien, vous savez quoi ? Je peux pardonner, mais je n’oublierai jamais », renchérit Ron Klassen. « [Le 30 septembre] est une journée dont nous avons besoin pour réfléchir à notre passé, à ce qui s’est passé. Nous ne redresserons jamais les torts, mais essayons au moins de le faire. »
Actuellement, seuls le gouvernement fédéral et les gouvernements du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut reconnaissent la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme un jour férié. Les autres provinces laissent aux entreprises le soin de décider s’ils souhaitent offrir cette journée de reconnaissance et de commémoration comme jour férié payé. Cela signifie que, pendant que les employé(e)s sous la compétence fédérale sont en jour férié payé le 30 septembre, plusieurs travailleurs et travailleuses des Premières Nations, Métis et Inuits au Canada sont dans l’incapacité de prendre congé ou de bénéficier d’un jour férié.
L’ensemble des travailleur(euse)s autochtones au Canada devraient pouvoir se joindre aux cérémonies communautaires afin de se recueillir avec en famille et avec des ami(e)s, ainsi que d’avoir ce moment de guérison alors que nous apprivoisons tous et toutes cette sombre histoire coloniale du Canada. Les survivant(e)s, les familles et les communautés ont été blessé(e)s irrévocablement par le système de pensionnats autochtones.
Vous pouvez aider à mettre de la pression sur votre gouvernement provincial en réagissant à la promesse de guérison. Écrivez à vos élu(e)s provinciaux(ales) dès aujourd’hui.

