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Septembre : La Lune du maïs (Calendrier autochtone des TUAC)
Toronto (Ontario) – Le 27 août 2025 – Alors que les jours s’allongent et que l’air prend la fraîche odeur de l’automne, nous accueillons la Lune du maïs, un moment de cueillette, de gratitude et de préparatifs en vue de l’hiver. Dans plusieurs cultures autochtones, la Lune du maïs honore l’une des trois sœurs (le maïs, les haricots et la courge) qui maintiennent la vie et symbolisent la communauté, la coopération et l’interdépendance.
Ce mois-ci, le calendrier présente deux pièces d’art différentes par la jeune de 19 ans Emma-Jae Genaill et le jeune de 7 ans Nicholas McGillivary, tous deux ayant fait une création sur le thème de la Journée du chandail orange. Leur travail évoque la façon dont les jeunes apprennent, traitent et expriment ces vérités grâce à l’art. En s’engageant au sens de la Journée du chandail orange, les jeunes autochtones honorent les survivant(e)s et les personnes qui ne sont jamais revenues, tout en portant la responsabilité du souvenir, de la vérité et de la construction d’un avenir où de telles injustices ne sont plus jamais perpétrées.
En septembre, nous prenons aussi une pause pour souligner des dates importantes porteuses d’un sens profond pour les travailleurs, les travailleuses et les communautés, ainsi que pour avancer vers la réconciliation.
Dates importantes en septembre
Le 1er septembre : fête du Travail
La fête du Travail honore les réalisations des travailleur(euse)s, dont les Autochtones, et souligne les combats en cours pour obtenir des conditions de travail justes. C’est une journée pour reconnaître les combats syndicaux de l’ensemble des travailleur(euse)s et de la puissance collective de la solidarité.
Le 21 septembre : équinoxe d’automne
L’équinoxe d’automne marque l’équilibre entre le jour et la nuit, signalant la transition vers la saison des récoltes. Dans plusieurs enseignements autochtones, c’est un moment de réflexion, de gratitude et de préparation afin d’honorer les cycles de la terre et de sa générosité.
Le 30 septembre : Journée nationale de la vérité et de la réconciliation/Journée du chandail orange
En ce jour, nous honorons les survivant(e)s des pensionnats autochtones, les enfants qui ne sont jamais revenus, ainsi que les familles et les communautés qui ont été touchées à jamais par ces institutions. C’est un moment pour réfléchir aux vérités de notre histoire partagée, reconnaître les conséquences actuelles du colonialisme et s’engager à prendre des actions significatives vers la réconciliation. En portant des vêtements orangés, nous honorons l’histoire de Phyllis Webstad, dont l’histoire est devenue un symbole puissant pour sensibiliser la population et être solidaire avec les Autochtones.
Les TUAC Canada demandent que le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, soit reconnu comme un jour férié payé pour l’ensemble des travailleur(euse)s dans chaque province et chaque territoire au Canada. Bien que cette journée soit reconnue comme un jour férié par le gouvernement fédéral, le Nouveau-Brunswick, la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, plusieurs travailleur(euse)s autochtones des autres provinces ne peuvent pas prendre de congé payé. Les TUAC Canada croient que l’ensemble des travailleur(euse)s devraient avoir la chance de participer aux cérémonies communautaires, se recueillir avec leurs amis et leurs familles, ainsi que prendre le temps de guérir alors que nous sommes confrontés aux héritages persistants des pensionnats autochtones.
Cette année, les TUAC Canada exhortent l’ensemble des Canadien(ne)s à agir et mettre de la pression sur les gouvernements provinciaux afin que le 30 septembre devienne une journée fériée payée pour tout le monde. Les survivant(e)s, les familles et les communautés ont été irrémédiablement affecté(e)s par le système de pensionnats autochtones. Il est temps de prendre des actions concrètes vers la guérison et la réconciliation.
Alors que nous honorons les enseignements de la Lune du maïs, nous pouvons également reconnaître notre responsabilité partagée de vérité, de justice et de guérison. Avançons le cœur ouvert et engageons-nous à bâtir un avenir dans le respect, la justice et la compréhension.
Les 13 enseignements de Grand-mère Lune, expliqués ici, sont inspirés du deuxième livre Kinoomaadiewinan Anishinabek Bimaadinzinwin de l’auteure Arlene Berry. Bien que ces enseignements soient partagés dans ce livre, il est important de noter que, parmi les territoires traditionnels et les peuples de l’Île de la Tortue, il existe de nombreux types d’enseignements de la Lune.
Pour en savoir plus sur les enseignements culturels et les dates importantes, télécharger le calendrier 2025 du Comité des Autochtones des TUAC Canada dès aujourd’hui.

