Solidarité avec la Fierté : des syndicats internationaux debout contre l’autoritarisme à Budapest
Budapest (Hongrie) – Le 7 juillet 2025 – Le 28 juin dernier, la Fierté de Budapest a été un moment historique : malgré une interdiction officielle, des menaces de surveillance, des contraventions et des menaces de poursuite, les rues étaient remplies d’un nombre record de 200 000 marcheur(euse)s fier(ère)s et pacifiques, incluant des syndicalistes.
Le mouvement syndical en Europe s’est joint à la marche, annonçant haut et fort leur solidarité avec la Fierté. Les trois divisions européennes des syndicats mondiaux avec lesquels sont affiliés les TUAC, soit UITA, UNI et IndustriALL, ont affirmé clairement que les attaques contre les droits des personnes 2SLGBTQI+ sont des attaques contre les droits des syndiqué(e)s.
Manifester ensemble avec Fierté
La Confédération européenne des syndicats (CES) et l’ILGA-Europe ont publié un communiqué conjoint en solidarité avec la défense des droits et des libertés des personnes 2SLGBTQI+ et des travailleurs et des travailleuses partout en Europe.
« Nos mouvements sont reliés par un engagement commun d’égalité, de justice sociale et de libertés démocratiques, des principes qui sont de plus en plus menacés », lit-on dans le communiqué. « L’interdiction de la Fierté de Budapest n’est pas seulement une attaque des personnes 2SLGBTQI+, elle est aussi une attaque de la démocratie, de la liberté de réunion et du droit d’association. »
« Nos deux mouvements prennent racine dans le combat pour la dignité, l’égalité et la justice. Nous savons qu’une attaque contre l’un est une attaque contre nous tous. L’interdiction des défilés de la Fierté et la croissance répression des gens qui défendent l’égalité pour les personnes 2SLGBTQI+ font partie de la même source qui cible les travailleur(euse)s et leurs syndicats. »
L’ONU renouvelle le mandat clé de l’expert sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre
Autre nouvelle importante, le Conseil des droits de l’Homme a renouvelé le seul mandat en droits de la personne au sein du système des Nations Unies spécifiquement chargé de la question de la violence et de la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et de genres divers.
Les TUAC Canada, en tant que membre associé d’ILGA World, aux côtés de plusieurs organisations mondiales, ont signé le communiqué conjoint urgeant le Conseil des droits de l’Homme à renouveler ce mandat. Les TUAC Canada sont également fiers d’appuyer le renouvellement de 2022 de ce mandat et d’appuyer le militantisme mondial en pleine hausse de la transphobie et de la haine contre les personnes 2SLGBTQI+.
Grâce à ce vote, le Conseil des droits de l’Homme réaffirme son engagement à lutter contre la discrimination et la violence contre quiconque, rappelant aux états leurs obligations à l’égard des personnes de diverses orientations sexuelles et d’identités de genres diverses.
L’expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre (OSIG) pourra désormais poursuivre son travail pendant trois autres années.
En tant que syndicat fort représentant des membres aux États-Unis et au Canada, les TUAC sont solidaires avec ces actions internationales et continueront de prendre la parole face aux attaques continuelles contre les syndiqué(e)s 2SLGBTQI+.
UFCW OUTreach publie une déclaration sur la décision de la Cour suprême des États-Unis contre les personnes transgenres
Après la décision de 6 contre 3 de la Cour suprême des États-Unis contre Skrmetti, confirmant la loi du Tennessee interdisant les soins d’affirmation de genre pour les personnes transgenres de moins de 18 ans, les UFCW OUTreach ont publié la déclaration suivante :
« Depuis ses débuts, l’objectif premier du mouvement syndical en Amérique a été de renforcer l’accès aux soins de santé pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, sans égard à qui ils et elles sont, ni comment ils et elles s’identifient. Bien que nous déplorions les dommages inévitables qui découleront de cette décision de la cour, nous demeurons engagés à brandir notre forte collective en tant que syndicalistes afin de protéger et améliorer les enfants transgenres, les parents et les familles par l’entraide, des conventions collectives fortes et l’action politique concertée. L’antidote aux lois anti-trans sera toujours la solidarité avec les membres de la communauté 2SLGBTQI+, les allié(e)s et les militant(e)s afin de pleurer, de planifier et de s’organiser pour un avenir plus radieux. »

