|
|
|
| D’autres travailleurs agricoles en C.-B. optent pour l’adhésion syndicale |
| |
| 2008-10-10 |
Télécharger ce communiqué de presse
Les travailleurs chez Floralia Plant Growers Ltd. à Abbotsford ont formé la seconde unité de négociation des TUAC Canada dans une entreprise d’exploitation agricole de la Colombie-Britannique après qu’une majorité des travailleurs eut voté pour se joindre à la section locale 1518 des TUAC Canada.
« Nous souhaitons la bienvenue à nos tous nouveaux membres chez Floralia, et nous saluons leur courage et leur détermination à s’assurer que leurs droits sont reconnus par l’employeur », de dire le président de la section locale 1518 Ivan Limpright. « En dépit des divers défis, ils ont su défendre leur droit de se joindre à un syndicat. »
Les travailleurs chez Floralia sont des ressortissants du Mexique qui travaillent au Canada dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS). Leur victoire est venue après de nombreux obstacles. Le vote fut tenu le 15 septembre par la Commission des relations de travail de la Colombie-Britannique (CRTCB), mais l’urne demeura scellée jusqu’à la tenue des audiences relatives aux accusations déposées par la section locale 1518 à l’effet que l’employeur avait intimidé les travailleurs pour qu’ils mettent fin à leur campagne de syndicalisation. La compagnie Floralia est allée jusqu’à rapatrier (renvoyer au Mexique selon les modalités du PTAC) 14 travailleurs juste une journée après que la section locale eut demandé un vote d’accréditation.
Après quatre jours d’audience tenue par la CRTCB, cette dernière rejeta les accusations le 8 octobre en acceptant la version des faits de l’employeur selon laquelle les travailleurs ont été rapatriés en raison d’une mauvaise récolte et non pour motif d’activité syndicale. L’employeur a par la suite demandé de maintenir l’urne scellée jusqu’au dénouement d’une contestation judiciaire lancée plus tôt au cours de la semaine par le British Columbia Agricultural Council, ou BCAC (conseil agricole de la Colombie-Britannique), faisant valoir que les travailleurs étrangers invités n’ont pas le droit constitutionnel de se syndiquer.
La commission a refusé d’entendre la contestation. Elle a ouvert l’urne le 10 octobre et, après avoir compté les bulletins, a déclaré qu’une majorité des travailleurs chez Floralia se sont prononcés en faveur d’une adhésion aux TUAC Canada.
En août, les travailleurs chez Greenaway Farms, une ferme située à proximité immédiate de Surrey (C.-B.), se sont joints à la section locale 1518 des TUAC Canada, devenant la première unité de travailleurs agricoles migrants de la province à obtenir une accréditation syndicale. Les négociations en vue d’un premier contrat dans cet établissement sont à la veille de commencer.
« La stratégie du BCAC est de tenir les travailleurs migrants dans une position d’impuissance permanente », confie le président national des TUAC Canada Wayne Hanley. « Ça ne marchera pas chez Floralia, ou chez Greenaway, ou partout où les travailleurs agricoles veulent un syndicat. »
« En juin 2007, la Cour suprême du Canada a statué qu’en vertu de la Charte des droits et libertés toutes les personnes travaillant au Canada ont le droit de se syndiquer aux fins de négociation collective. Le BCAC de tous les groupes devrait le savoir, car il s’agit d’une action qui a été intentée en Colombie-Britannique. »
|