Un vote de grève presque unanime accroît la pression sur les négociations Loblaw/TUAC Canada dans le secteur détail en Ontario
 
2010-07-12
Des milliers d’employés des Compagnies Loblaw limitée partout en Ontario ont voté dans une proportion de plus de 97 pour cent en faveur d’accorder à leurs sections locales des TUAC Canada un mandat de grève si les négociations n’arrivaient pas à réaliser un accord acceptable.

Les sections locales 1977, 1000A, 175 et 633 des TUAC Canada ont tenu des votes au scrutin secret à une cinquantaine d’endroits dans la province au cours des deux dernières semaines, allant de Windsor à Ottawa, et des douzaines de villes entre celles-ci. Les votes ont pris fin le 11 juillet.

Les sections locales représentent collectivement près de 30 000 employés de magasin travaillant chez Loblaws, Zehrs, Real Canadian Superstores, Great Food et Fortinos, toutes des filiales des Compagnies Loblaw limitée, le plus important détaillant au Canada, contrôlé par la société George Weston.

Les pourparlers de conciliation convoqués par le ministère du Travail ont rompu en fin juin sans progrès. Un avis d=échec de la commission de conciliation a mis les parties en position légale de grève ou de lock-out en date du 10 juillet.
Le syndicat estime que le vote de grève majoritaire est un signe incontournable pour Loblaw que sa main-d’oeuvre est en colère contre les compressions massives de salaire et d’avantages sociaux, et autres concessions exigées par leur employeur à un moment où le chiffre d’affaires et les profits de Loblaw sont à la hausse et qu’il y a un renforcement général de l’économie.

Le proposition de l’employeur, qui demeure inchangée après trois mois de négociations, réduirait les salaires jusqu’à 25 pour cent, prolongerait la période d’attente pour l’admissibilité aux avantages sociaux, réduirait le nombre d’emplois à plein temps et imposerait des règlements de disponibilité aux employés à temps partiel – ce qui rendrait cela très difficile pour eux d’avoir un autre emploi à temps partiel ou même, dans le cas des étudiants, de suivre leurs cours.

À moins que Loblaw n’adopte une position plus raisonnable, il se peut qu’une grève soit inévitable, selon le syndicat, soulignant que les propres données de Loblaw indiquent une augmentation de la productivité des travailleurs en fait de revenu généré par heure travaillée, une autre preuve qu’il n’y a pas de justification économique de demander des concessions contractuelles.

Les négociations doivent reprendre le 19 juillet sous la direction d’un médiateur provincial du ministère du Travail.
 
Pour de plus amples renseignements :
Section locale 1977 des TUAC Canada, Scott Penner, président, 519.658.0252, www.ufcw1977.ca 
Section locale 1000A des TUAC Canada, Kevin Corporon, président, 905-850-0096, www.ufcw1000a.ca
Section locale 175 des TUAC Canada,: Shawn Haggerty, président,905-821-8329, www.ufcw175.com