Wal-Mart choisit des changements d’huile à bas prix plutôt que la Constitution du Canada
 
2008-10-16
 TORONTO, le 16 octobre 2008 – La fermeture d’un centre de pneus et lubrification Express de Wal-Mart à Gatineau, au Québec, « est une autre attaque contre ses employés, contre la communauté, et un exemple de plus de son irrespect flagrant envers la Constitution du Canada », de dire Wayne Hanley, président national des TUAC Canada.

« La compagnie Wal-Mart est plus intéressée à un changement d’huile à bon marché qu’à la Charte des droits et libertés. »

Wal-Mart Canada a annoncé jeudi qu’elle fermerait le magasin de Gatineau parce qu’une convention collective des TUAC Canada, entrée en vigueur en août, ne cadrait pas avec son modèle opérationnel. C’est la deuxième fois que Wal-Mart a fermé un magasin au Québec après que ses employés ont décidé de former un syndicat.

En avril 2005, Wal-Mart a fermé son magasin de Jonquiere (Qué.) et a congédié plus de 200 employés au moment où l’arbitrage exécutoire d’un premier contrat de travail devait commencer. Plus tard cette année, la Cour suprême entendra les arguments à l’effet que la fermeture de Jonquière fut une violation des droits de ces travailleurs et travailleuses.

En juin 2007, la Cour suprême du Canada a rendu un jugement que la liberté d’association accordée par la Charte garantit aux travailleurs du Canada le droit constitutionnel de se syndiquer aux fins de négociation collective, « mais encore une fois, Wal-Mart a démontré que les seules lois qu’elle respecte sont les siennes. »

« Lorsque Wal-Mart dit que ses employés sont libres de se syndiquer mais déclare ensuite qu’un contrat produit par la médiation ne convient pas à son modèle d’entreprise, cela veut dire qu’en ce qui concerne l’entreprise, les droits de ses actionnaires américains sont plus importants que les droits de la personne de ses employés au Canada », poursuit Hanley.

« Cela revient maintenant à la Cour suprême de dire à Wal-Mart qu’elle ne peut pas faire qu’à sa tête et qu’elle doit respecter le droit des travailleurs de se syndiquer et de négocier collectivement.