Les TUAC Canada appuient les grévistes chez Aramark

2008-03-31

Les TUAC Canada appuient les grévistes chez Aramark Le 19 mars dernier, près de 200 sympathisants – y compris des membres des TUAC Canada – ont témoigné leur appui à 20 salariés chez Aramark qui ont lancé une grève plus tôt ce mois-ci. Il s’agit de travailleurs de services alimentaires et d’entretien à l’emploi de la société multinationale pour fournir des services de cafétéria et de nettoyage au campus du collège Seneca de Markham, en Ontario.

Alors que les travailleurs en grève sont membres d’un autre syndicat (UNITE HERE!), les TUAC Canada représentent les employés d’Aramark dans plusieurs établissements desservis par la multinationale dont Seneca sur le campus de l’Université York, à Toronto. « Aramark est une société géante qui gagne des milliards de dollars chaque année mais qui offre seulement de piteux salaires et avantages sociaux à ses employés », indique le président national des TUAC Canada Wayne Hanley. « Ces travailleurs cherchent seulement à obtenir l’équité avec leurs homologues employés par Aramark dans d’autres lieux de travail sur les divers campus du collège Seneca. »

La grève, qui n’avait qu’une semaine lors du rassemblement, était déjà marquée de plusieurs actes de violence où des conducteurs avaient traversé les lignes de piquetage pour frapper des piqueteurs. Un préposé au service de nettoyage et d’entretien, Andy Chiu (que l’on voit au rassemblement avec un sympathisant des TUAC Canada, Derek Johnstone), a été lancé sur le capot d’une voiture et a été accroché par le rétroviseur du véhicule qui est parti à vive allure. « Ce n’était pas la première fois », reconnaît-il, « nous avons toutefois été chanceux de ne subir aucune blessure grave. »

La police a porté des accusations pour conduite dangereuse dans au moins un incident survenu sur les lignes de piquetage.

« Les TUAC Canada se sont joints à UNITE HERE!, aux autres syndicats représentant le personnel enseignant et le personnel de soutien du collège Seneca, et à toute la communauté pour demander que le collège intervienne et fasse pression sur Aramark pour amener cette société à conclure une entente juste avec ces travailleurs », indique le président Hanley.

« Le collège Seneca ne peut se contenter de passer des contrats avec Aramark pour des services qu’il utilise, et se dégager de toute responsabilité lorsque le fournisseur refuse de traiter ses employés avec dignité et respect. »