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TUAC Canada, le syndicat qui représente des travailleurs de magasins d’alimentation et d’entrepôts gérés par les Compagnies Loblaw à travers le Canada, demande à la société d’honorer ses contrats de travail et de cesser de négliger ses obligations en matière de relations de travail. Le syndicat appelle l’employeur à reconnaître les droits de base de tous ses salariés.
Les Compagnies Loblaw limitée constituent le plus important détaillant alimentaire au Canada, exploitant diverses bannières dont Loblaw, Zehrs, Real Canadian Superstore, Atlantic Superstore, No Frills, Fortinos, Extra Foods, Wholesale Club, Maxi et Provigo.
Selon Wayne Hanley, président national des TUAC Canada, "Loblaw s’engage systématiquement à l’échelle nationale dans une campagne d’abandon face aux griefs de nos membres et, dans plusieurs cas, retarde déraisonnablement la résolution des problèmes. C’est comme si les relations de travail ont disparu chez cette société en difficulté. »
Les commentaires de Hanley viennent à la suite d’une réunion du Conseil du secteur de détail des TUAC Canada tenue hier. Le Conseil est composé de dirigeants de sections locales des TUAC Canada qui représentent des employés de Loblaw au Canada, notamment les sections locales 1000A, 175, 1977, 1518, 247, 401, 1118, 832, 1400, 500R, 501, 1991P, 503, 486, 1288P et 864 des TUAC Canada.
La réunion du Conseil du secteur de détail avait été convoquée afin de traiter de l’état de l’industrie de l’alimentation au détail au Canada mais s’est vite transformée en discussions concernant l’irrespect flagrant par Loblaw des conventions collectives régissant les conditions de travail de ses employés, ainsi que sa position hostile préalablement à la négociation de nouvelles conventions collectives pour ses magasins dans l’Ouest du pays.
« Loblaw est devenue une compagnie qui semble avoir perdu sa direction et son objectif principal alors qu’elle se dirige vers l’avenir », de dire Hanley. « Ses actions et les attitudes démontrées par sa haute direction et ses cadres au niveau des magasins sont devenues toxiques quant à la notion d’une relation de coopération entre la compagnie et ses employés. Cela n’est pas avantageux pour Loblaw ni pour sa clientèle, et n’est pas profitable pour les actionnaires, y compris la famille Weston. »
« Les TUAC Canada ne sont pas prêts à tolérer des agissements de la part de Loblaw ayant pour but de contourner et de miner nos droits représentationnels », souligne Hanley.
« Nos sections locales d’un bout à l’autre du pays appliqueront vigoureusement leurs conventions collectives avec l’employeur et si l’humeur combative de la compagnie persiste, notre syndicat y fera écho lors des négociations en Saskatchewan, au Manitoba et en Colombie-Britannique, ainsi qu’en Alberta où les négociations sont sur le point d’atteindre un état critique. »
« Dans le cadre de nos préparatifs en vue d’interventions futures, nous examinons également la condamnation décisive récente de la compagnie en vertu des lois du travail de l’Alberta pour avoir violé les droits des travailleurs à la libre association sans contrainte, intimidation ou harcèlement. »
« Nous recherchons des solutions à long terme et Loblaw devrait faire de même. Nous encourageons la compagnie à agir de bonne foi et à résoudre nos problèmes mutuels dans l’intérêt de nos membres à son emploi et dans l’intérêt de la continuité d’exploitation de l’entreprise. » |