Plein appui à la grève chez Maxi

2008-09-15

 

Plein appui à la grève chez Maxi « De toute ma carrière, je n’ai jamais vu les membres si déter­minés », avoue le président de la section locale 503 des TUAC Canada André Dumas, alors que près de 900 membres dans 14 ma­gasins Maxi dans les régions de Québec, Trois-Rivières, Sept-Îles et Rimouski ont tous accordé des mandats de grève massifs à leurs 14 comités de négociation. Chaque magasin est couvert par sa propre convention collective et nombre de ces contrats sont expirés depuis plus de deux ans.

André Dumas, le président
de la section locale 503 des TUAC Canada

La section locale 503 a maintenant fixé le 14 octobre comme date limite pour atteindre un règlement afin d’éviter une grève.

« L’entreprise risque de perdre près de sept millions de dollars par semaine s’il y a grève dans tous ces établissements », ajoute Du­mas.

« Et c’est ce qui va se produire, sauf si l’entreprise est disposée à négocier une entente pour chaque magasin qui correspond à celle que nous avons déjà réalisée à Baie-Comeau. »

Maxi est une division des Compagnies Loblaw Limitée.

La convention collective de Baie-Comeau, qui prévoit une hausse salariale annuelle de 3 %, a été ratifiée au printemps après deux ans et demi de négociation. « L’entreprise dit qu’elle ne peut pas offrir les mêmes conditions partout, mais nos membres ne peuvent pas non plus accepter une telle chose », soutient Dumas. « Alors que nous espérons parvenir à une entente par la négocia­tion, nos membres sont prêts à recourir à la grève si c’est ce qu’il faut pour obtenir un contrat juste. »